18 mars 2017 Promenade - Mont Colquin - Robert Rapilly -
Petites morales
élémentaires portatives
brouillard épais vent glacial
hiver
faucon pèlerin fauvette cachée
printemps
espoir qui vient
attente qui dort
présence qui meurt
furtive se cache
lande grise herbe folle
vie
Frédéric
*****
brouillard glacial promenade culturelle
carrière
Colquin haut perché assemblée
sympathique
ajonc
pierre
qui roule
n'amasse pas
mousse
atmosphère venteuse discussion intéressante
oiseau
Patricia
****
bécassine sourde hibou marécageux
hivernage
fauvette grisette linote dominante
transgression
après un an
sans petit
offrir son nid
au concurrent
faucon pélerin corbeau grand
Colquin
Brigitte
****
>
>
>
>
Chemin menaçant
Fleur agressive
Manche
>
Ciel désobéissant
Terre florissante
Printemps
>
>
>
- Donne de ta couleur
- Dans ce beau champ
- Donne de ton bonheur
- Dans ce beau flanc
>
Terre arride
Plante vertigineuse
Vie
Antonio
*****************
*****************
SUR LE MONT
Faucon fuyant accenteur chantant
VENT
Bruyère cendrée Ajonc fleuri
BRUME
Que nous dis tu
Moulin moussu
sur la nature
et ses fleurons?
Corbeau grand corbeau savant
Pipit farlouse Vaches bouses
Source herbeuse
Fontaine joyeuse
MERVEILLES
MERVEILLEUSES
DU COLQUIN
Claire
Saint
Nicolas de Pierrepont
Le
18 mars 2017
25 mars 2017 Promenade- Marchésieux - Francis Tabouret -
Rondel
Non Jouvin, lance pas ton maillet
Dans les marais de Marchesieux
Là où les vaches font meuh mieux
Pour effrayer les feux follets
On sait que tu es dépité
De n'avoir droit qu'à un seul feu
Non Jouvin, lance pas ton maillet
Dans le marais de Marchesieux
T'es plus tout jeune et tu le sais
Pas besoin de toi pour les pieux
Ton Dieu n'a qu'à rester aux cieux
Et tu risques le ricochet
Non Jouvin, lance pas ton maillet
Philippe Clément
Qu'on soit du hait ou du bas Pé
Ici ne connaissons la brique
Notre édifice est du gothique
En pierre, bien que désaxé
Nos maisons sont bien orientées
Au sud-est, c'est plus pratique
Qu'on soit du hait ou du bas Pé
Ici ne connaissons la brique
Indivise la propriété
Comme pourraient être les fabriques
De tourbe ou bien de musique
Les rondeaux seraient bien dansées
Qu'on soit du hait ou du bas Pé
Marie-Hélène Lemoine
À Marchesieux vole une buse
L'église dressée dans les marais
À côté de ce prieuré
Accueille celle qui s'amuse
Essaie d'entrer, qu'elle ruse !
Découvrant un choeur décoré
À Marchesieux vole une buse
L'église dressée dans les marais
Les moines surpris par l'intruse
Laissèrent Saint-Manvieu parler
À cet illustre barillet
En virevoltant s'amuse
À Marchesieux vole une buse
Marie-Jo / Laurence
Marchesieux, pays des marais
La belle église aux fresques
Choeur avec ses arabesques
En hauteur moitié effacées
Et disparu le prieuré
Ma tristesse je l'oublie presque
Marchesieux, pays des marais
La belle église aux fresques
Les choses j'ai pu admirer
Christ tétramorphe ubuesque
Tout cela est pittoresque
Et, jamais je ne l'oublierai
Marchesieux, pays des marais
Patricia
Après-midi à Marchesieux
On se retrouve à l'intérieur
Pour chercher les trois donateurs
Quand dehors c'est trop venteux
Sous la statue de Saint-Manvieu
Quand les pommiers seront en fleurs
Après-midi à Marchesieux
On se retrouve à l'intérieur
Se retrouvent jeunes et vieux
Pour une danse en extérieur
Jusqu'à ce que le jour se meure
Pommes de lune un petit peu
Après-midi à Marchesieux
Brigitte
Prieuré, pomme de lune
Droit au feu, mise au marais
Maison de terre, femme de prune
Moines marcheurs, femme de thune
?
Lutter contre la pauvre chair
Le ciel pour un moine gronde
La loi dictée par le curé
Sur les marches de la chaire
Le ? L'archevêque amer
Hurle les commandements obligés
Lutter contre la pauvre chair
Le ciel pour un moine gronde
Perdu très haut sur sa chère
Le bon Saint-Jouvin excedé
Lance violemment son maillet
À Briqueville, ville très chère
Lutter contre la pauvre chair
Marinette
Telle la nef d'une cathédrale
Les moines nous recherchons
De la tour lointaine regardons
Le choeur et ses peintures murales
La chair
Un penseur peste en surplomb
Telle la nef d'une cathédrale
Les moines nous recherchons
Marchesieux a-t-il un rival
Aux marais nous promenons
À la recherche d'un blanc cheval
Et des bâtisses originales
Telle la nef d'une cathédrale
Hervé et Françoise
Devant l'église de nos aïeux
Ô clefs de voûte vous louchez
La tour lanterne en son clocher
Je suis venu à Marchesieux
J'en ai pris là tout plein les yeux
Prêtres prêchez sans vous facher
Devant l'église de nos aïeux
Ô clefs de voûte vous louchez
Cet édifice merveilleux
Rouge et bleu, visages cachés
Retrouvés sagement couchés
Monte en moi un hymne joyeux
Devant l'église de nos aïeux
Nadège et Marcel
Autour de l'église le pré
Au pied de l'église l'eau
De l'onde sortent les roseaux
Jusqu'aux berges du prieuré
L'osier précieux ramassé
et transporté en bateaux
Autour de l'église le pré
Au pied de l'église l'eau
Les marais l'hiver inondé
?
scintillent au soleil palot
?
Autour de l'église le pré
Christine Livory – Didier Garnier – Marie-Jeanne Valognes
> Grattons en son chœur Marchésieux
> dessous l’enduit point une fresque
> bleue ou orange quoique presque
> double couleur flotte à nos yeux
>
> Étages oranges et bleus
> d’où choit un souvenir livresque
> Grattons en son chœur Marchésieux
> un évangile moins complexe
>
> Fidèles nous comprendrons mieux
> – pictural valant pittoresque –
> par une élégante arabesque
> qu’un simple coup d’œil mène aux cieux
> Grattons en son chœur Marchésieux
Robert Rapilly
> Grattons en son chœur Marchésieux
> dessous l’enduit point une fresque
> bleue ou orange quoique presque
> double couleur flotte à nos yeux
>
> Étages oranges et bleus
> d’où choit un souvenir livresque
> Grattons en son chœur Marchésieux
> un évangile moins complexe
>
> Fidèles nous comprendrons mieux
> – pictural valant pittoresque –
> par une élégante arabesque
> qu’un simple coup d’œil mène aux cieux
> Grattons en son chœur Marchésieux
Robert Rapilly
Bibliothèque Créances – 1er mars 2017 – Francis Tabouret
Petites annonces :
- Chat perdu (Belle absente : ne pas utiliser les lettres C H A T ) :
Je vous prie, débusquez mon minou
Mon félin perdu en plein Pirou
Sombres jours, fugue du ronronneur
Soirées d’insomnies, mon home pleure
Boule de poils me snobe
Depuis plusieurs jours.
Renvoyez-le moi :
100, rue du Bourg.
Fripon, mon
félin perdu
Poil soyeux
frisé
Suis en pleurs
depuis deux soirs
Espère bien le
revoir…
Si vous repérez
mon mimi
Où
se dissimule mon félin ?
Son
poil doré de doux rouquin ?
Ses
yeux rusés de polisson ?
Son
gros bidou de gros goulu ?
Rendez-nous
Minou !
- Crémaillère (Haïku : 3 vers de 5 / 7 : pieds ou syllabes)
Vingt-heure à minuit
Vos oreilles embêtées
Le voisin confus
Boum, boum, boum Tam Tam
Voisin
oublie ton sommeil
Et
viens nous rejoindre.
Au bout de la rue
Demain détonnant champagne
Abstinents , Sorry !
Chanter et sauter
Faire vibrer votre plancher
Vraiment désolé !
Mon anniversaire,
C'est pas celui de ta mère
Désolé d'avance.
- Mot d’absence (Tautogramme : tous les mots commencent par la lettre M)
Maitresse : mon minot malade miaule momentanément.
Mais, malgré motivation, mercredi manqué.
Madame,
Ma mère Martine mariant Monsieur
Maurice Masson, ma mignonne Marie manquera mardi. Mais mercredi matin, Marie,
malade, manquera malgré moi.
Merci
Mercredi, ma mère
m'a mené me montrer ma mémé malade. Mémé merveilleusement malhonnête
mentit, me mitonnant mangeailles moisies. Moi manquer mathématiques.
Francis
Tabouret Céline
Malorey Marie-Hélène Leneveu Brigitte Hohmann
La Textée
Je suis laid et c’est
vrai.
Affreux, difforme,
bigleux.
Regardez donc mes
yeux,
Ils observent mon nez.
On n’peux rien
modifier,
Les dégâts sont
nombreux.
Braves gens comme un
gueux
Je cours vite me
cacher.
Ne me quitte pas ainsi
Tu es toute ma vie.
Sans toi je ne suis
rien.
Bye, bye, pas au
revoir.
Je n’te laisse pas
d’espoir,
Sinon dans le
lointain.
Yves Lesigne
Bibliothèque Périers – 2 mars 2017 – Eduardo Berti
Mots valises autour du pain
Pain-semis :n.m.
action de déposer des miettes de
pain tous les cinq à six pas tout au long d'une promenade sur un sentier boisé Le pain-semis est l'occupation préférée du
Petit Poucet.
Sa sœur ne sait pas trop ce qu'elle doit en penser. Bien
sûr, grâce à ce pain-semis, elle retrouvera facilement son petit lit douillet.
mais à quel prix!. Au pain-semis suit inexorablement le pince-moi . Ce pain-là
n'est pas vraiment à son goût Elle
se sent un peu trop menée en bateau lorsque ce que ce pain se mi-gonfle et
durcit sous sa pince moite. En fait, le pain-semis, elle l'aimerait mieux sans
l'ami pour ne jamais plus avoir FIN.
Brigitte
Bibliothèque Bretteville – 8 mars
2017 – Olivier Salon
Poèmes évidents
-Poème allégé
Très peu de vers
Juste une pincée de rimes
Et un soupçon de …
C'est
déjà trop.
Poème
court
Voilà.
Poème en travaux
17h15 : arrêt du chantier
-Poème de départ
Prévu ou imprévisible
Voulu ou obligé
Souhaité ou subit
Préparé ou improvisé
On ne reste pas là.
Destination connue ou ignorée
En avance ou déjà en retard
Il faut quitter les lieux
On s'en va
On se barre
on part.
Poème chocolaté
Poème, poire, abricot
poème, poire, abricot
Y en a une
Y en a une
poème, poire, abricot
Y en a une de trop.
Poème
ni cru ni connu
L'est pas passé au four
Mais l'est pas cru pour autant
Personne ne l'a cru
Personne ne l'a cru
L'est malgré tout pas encore cuit.
Poème du soir
espoir
Poème du matin
est bon pour les lapins !
Hésitation
Je sais
je ne sais pas
C'est ça
ou c'est pas ça
Peut-être …
Annie ; Brigitte ;
Terines
Arrête donc
de soupirer
Fais-toi
donc plaisir
Jette-toi
sur le chocolat
Olivia la
femme chocolat
Est loin de
soupirer
Comme
Herbert "Pour le plaisir"
Ressentir
déplaisir ou plaisir ,
Glace
vanille ou chocolat ?
Mais tu as fini de soupirer !
Annie
Samedi 18 mars- Médiathèque de Lessay - Robert Rapilly
Poèmes hybrides : Avec 10 mains à partir d’une peinture ou d’une photo
Georges,
André, Laurence, Céline, Antonio, Laure, Robert, Brigitte, Jacques et Marinette
1)
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée.
5)
Et l’enfant
qui se balance, rit en regardant tantôt vers le haut, tantôt vers le pré en
contrebas, mais
4) Je ne
saurai dire si la vache l’a rencontré dernièrement.
6) Absorbée qu’elle
est par les feuilles tombées au pied du grand chêne.
3) Et sur
cet arbre, l’ange songe au- dessus du vide
5
B)………………………….
4 B) Sous
l’arbre, dans le pré voisin, les chevaux guettent l’ange.
6
B)……………………………
2)
Des chevaux,
sur une lune chatoyante bougent afin de
passer par-dessus la pénombre….
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
……………………………….
Puis
soudain, l’écume se fige sur le corps frêle élancé
où elles se
balancent en riant aux éclats
la valse
continue sur le roulis vainqueur
Mais bientôt
la nuit recouvre la côte
Le temps se
fige, le bruissement s’accélère
Des Chevaux
sur une lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Les couleurs
se découvrent petit à petit ; le vert de l’herbe, les taches marrons des
vaches.
Et soudain,
pluies et soleil se mêlent en un arc en ciel
Les feuilles
des arbres bruissent et s’affolent avec l’orage
Ramassé sur
la plage, le bois flotté se pare de couleurs vives
Mais lorsque
la nuit vient les sombres démons reviennent
Les vaches
ruminent au pied de l’arc en ciel et
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre.
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Dans l’angle
haut, le soleil rougeoit
Lumière qui
vient éclairer dans la nuit pour mieux voir.
Trouée
bleutée à l’horizon
Ondulation
des vagues et de la chevelure sur les embruns profonds
La barque
tangue au grès des ondes rondes
Tombé dans
la nuit, mais ne pas se faire prendre par l’ennui.
Les lignes
devenues portées s’envolent en chantant
Des chevaux,
sur la lune chatoyante, bougent afin de passer par-dessus la pénombre.
__________________________________________________________________________________
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Le steamer
hésite : terre ou océan ? Ciel ou abysse ?
Il regarde
alors le trou de l’arbre les feuilles bougent
Que diable
s’en vont faire des pièces de chêne, du fer et du charbon sur les gouffres
amers ?
Le printemps
fait renaître les couleurs vives de ce pré au fond du chemin
Chemin si
proche, mais chemin sans retour, se désole à peine la barque doucement happée.
Elle ferme
les yeux pour savourer ce moment et le souffle du vent
Car cette barque est douée de regard, les
cavaliers de l’océan le savent
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
De là, je
vois cette miraculeuse femme volante
Sur feux d’argent qui vogue fière dans son océan
Sirène d’un
jour et pour toujours
Steamer
abandonné ! le chant des matelots flotte, de ciel ovale en sombre ressac
L’étoile de
mer plantée dans le cuisse tel un gouvernail de malice
Sans que
cela gêne l’envol de grands et fiers
bestiaux
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
______________________________________________________________________________
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
La mer est
basse, la grève est découverte
Les rochers
dispersés dépassent de l’eau
Un paquebot
tricolore tangue au milieu des planètes
Le ciel es
couvert. Un orage à venir ?
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
_____________________________________________________________________________________
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Pour
toujours à l’horizon, elle a disparu
Barres
d’acier vont-elles l’effilocher ?
Comme ces
nuages si menaçants
Passe le
temps jusqu’à penser qui appellera ?
La mer, la
mer toujours recommencée, ne cesse d’appeler
Un échassier
se prépare à fondre sur un banc de harengs
Négligeant
l’appel du goémon à la fringance si engageante
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre
_____________________________________________________________________________
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Tel un
rapace dont
La plume se
plante sur le sol
Puis je vois
Sur le lac
de montagne le reflet des sapins qui apparaît
Et les
cailloux qui se cachent sous ces sapins
Et enfin
lorsque le songe arrive
Des chevaux,
sur la lune chatoyante qui bougent afin de passer par-dessus la pénombre
L’ovale du
ciel bleu et argenté mange ma voile envolée
Les chevaux
escaladent
La montagne
enneigée dans le lointain
Le soleil
souligne la grâce de leur trot
Comme il est
beau l’effort de ces chevaux !
Qui
s’envolent vers les nuages
La cime des
arbres cache l’horizon
Des chevaux,
sur la lune chatoyante bougent afin de passer par-dessus la pénombre.
24/03/2017 Bibliothèque Saint Germain/ Ay – Nadège Moyart
Extraits de citation « texte » - Espèces
d’espaces de Georges Perec
Haïku centon
Première ligne 5 syllabes
deuxième ligne 7 syllabes, troisième ligne 5 syllabes
Les phrases doivent être piochées dans trois citations
différentes.
Peut dormir sans peur
Nécessité absolue
Miroir l’un de l’autre
Seine filtrée et chaude
Avec le lac de Genève,
les toits de Paris
***
Policeman dans
l’excellence des lignes droites
de cette race d’anglais
***
Voir un pont à son…
...mur, que se passe-t-il derrière ?
Tous les siens sont nés.
Delphine
Derrière le mur
Lignes courbes, lignes droites
leurs pattes en l'air
***
Couchés sur le dos
Tirer d'un point à un autre
Sans peur, sans remords
***
Miroir l'un de l'autre
Le sentier abandonné
Que se passe-t-il ?
Brigitte
Ainsi on
croit voir
Les
façades des maisons
Sur les
lignes courbes
***
Faire du bouillon
Disent les
planteurs de choux
Contre une
paroi
Nadège
Massif vénérable
Géomètre de la morale
Les toits de Paris
Francis
Les toits comme le
sucre
Mais plus petits
qu’une puce
On croit voir un lac
Dominique
Si
l'on ne trouve pas
Le
miroir l'un de l'autre
Ainsi
on croit voir.
***
Couchés
sur le dos
Les
éléphants sont gênés
Pour
faire du bouillon
***
Quant
à voir la ville
Nécessité
absolue
Le
lac de Genève
***
Paris
deviendra
La
meilleure de toutes les lignes
Un
peu de travers.
Sonia
Morales élémentaires
Extraits de citation « image » - Espèces d’espaces de Georges Perec
Morales élémentaires sur images
Forme fixe inventée par
Raymond Queneau, la morale élémentaire se compose de trois groupes de quatre
couples substantif-adjectif, puis sept vers de une à cinq syllabes, et enfin un
groupe de quatre couples substantif-adjectif.
Contrainte : distribution de 2 photos de tableaux célèbres
le nom doit être pioché dans un tableau et l'adjectif dans
l'autre.
Saint casqué Pensée verticale Arcade haute
Ombre illuminée
Vitrail urbain Lecture robotisée Lumière noire
Ombre carrelée
Travail humanoïde Dictature vieille Ciel nazi
Ombre vitrée
La douceur du
soir
dans un livre,
la musique.
Quand la vie
s’arrête…
Bruits de
bottes,
robots
assassins,
violence
Parole abolie Lumière morte Ciel noir
Ombre pensive
Delphine
Regards évanescents Amours brumeux Angles humains
Transports japonais
Soies germaniques Kimonos urbains Étoffes métropolitaines
Miroirs cinématographiques
Immeubles coulissants Smog silencieux Éclair ouaté
Fumées orientales
Malgré
les yeux qui
fuient
les yeux qui
fixent
les yeux vides
ou pleins
les villes sont
toujours
de fantôme et
d’angles
Parois transparentes Parois opaques Parois pittoresque
Passion typographique
Francis
Navigation
désorientée Marche océanique Rampe annotée
Escalier venteux
Escale
inattendue Étendard maladif Port labyrinthique
Escalier escarpé
Descente
inversée Cap impossible Carte indéchiffrable
Escalier farceur
Comment arriver
à bon port
sur terre quand on
a le mal de mer
et en mer
quand on a le
mal de terre
Est
crépusculaire Sud
renversé Ouest matinal
Nord
perdu
Nadège
fenêtre
ouverte fenêtre ciblée escalier
abaissé
archiduc
fermé
table stoppée
jambe touchée voiture
dressée
femme pliée
balcon impassible balcon touché soldat bondé
héritier isolé
Chacun
croit
faire sa vie
un long
chemin
qu'il a choisi
Arrêt sur
image
monde
englouti
Sortie
impossible
pistolet
ascendant marches funèbres archiduchesse droite
géométrie
assassinée
Chapeau garé roue
tendue bras moussus
Volant
bruyant
Rideau effaré archiduc
ombragé lierre ahuri
Casquette
voyageuse
Pistolet aérien siège terrifié capote
branchue
Duchesse
vagabonde
Où
vas-tu roulotte ?
A
Sarajevo ?
Près
de Tombouctou ?
Ou
chez l’archiduc ?
Ou
chez les Papous ?
Va
près des étoiles
Chez
le Petit Prince
Route assassinée héritier
verdoyant plume pétaradante
Voyage
apocalyptique
Dominique
Ciel étoilé, nuage
contourné, mer bleue,
Ouverture mondiale
Herbe française, sable anglais, caillou
espagnol,
Ensemble océanique
Chambranle verticale, poignée
horizontale, frise
rectiligne
Porte
quadrillée
Magritte
la victoire
Sur
la carte tracée
Tableau
sans touche noire
Ni
mer déchaînée
Porte
qui dit vient
là
à Saint-Germain
Me
voir
Horizon escarpé, ligne
emmêlée, carré
hexagonal,
L'évasion
navale
Sonia
Ici et ailleurs sur une proposition de Perec
« … d’une manière plus systématique , s’interroger, en un moment précis de la journée, sur les positions qu’occupent les uns par rapport aux autres et par rapport à vous, quelques uns de vos amis... »
Proposition de Perec
« … d’une manière plus systématique ,
s’interroger, en un moment précis de la journée, sur les positions qu’occupent
les uns par rapport aux autres et par rapport à vous, quelques uns de vos
amis... »
Sur le plancher des vaches et des pommiers,
je suis à la recherche des huîtres nacrées.
Ton altitude est-elle ensoleillée ?
Et tes sommets encore enneigés ?
Au milieu de tous ces enfants si peu bruyants,
c’est l’heure des maths, des leçons, des danses et des
chants.
L’auras-tu connu, ce slalom géant ?
La ramèneras-tu, ta flèche d’argent ?
Devant les livres de Saint Germain, une table ovale,
Des mots, des vers, des poésies encore hivernales.
Et toi dans un bus à impériale
Tous ces kilomètres qui s’avalent
Samedi, quand la nuit s’est évaporée,
retrouvailles au collège de Lessay
Delphine
On les dit six pieds sous terre
Dessous
Pourtant, mes aïeux dans l’amont des arbres
Au dessus
On les dit dans nos dos
Le passé derrière soi
Britanniques
Alsaciens
Normands
Mes ancêtres en promenade
Sur les cartes géographiques
Francis
Je sirote mon thé au rez-de-jardin
Il boit un café sur un toit terrasse
J’entends les oiseaux chanter
Il est surpris par le bruit d’un train
Je regarde ma montre, il est 8 heures
Il regarde sa montre, il est 9 heures
Je monte quelques marches
Il descend deux escaliers
Je pédale plein ouest
Il roule plein nord
Je monte le pont de Fives qui surplombe les voies ferrées
Il longe l’océan sur la grand route entre Temara et Rabat
Un cri arrête ma route
Une vague arrête son regard
Nadège
Manquant d'inspiration, l'esprit je me torture
Toi, ma fille, courbée au-dessus d'un vieil homme
Moi, devant la fenêtre, et croquant une pomme
Tu vois dans son regard qu'il n'a plus de futur
Je me sens attirée par
tous ces très beaux livres
En redressant ton dos, tu lui offre un sourire
Et les titres aidant, je me mets à écrire
Combien de temps encore lui reste-t-il à vivre ?
Quand se terminera l'atelier d'écriture
Tu rentreras chez toi soigner tes courbatures
Brigitte
Je
regarde le chat grimper
Il
sort précipitamment du taxi en hurlant
Il
a vu un oiseau paresseusement perché
On
lui a volé son portefeuille, c’est inouï ! dit-il
De
ses griffes acérées il a escaladé le tronc
Il
cherche des yeux un policier
Il
se tapit sur une grosse branche et guette sa proie
Ah !
En voilà un, il se précipite vers lui en éructant
L’oiseau
tout à son attention n’a rien vu du danger
Il
commence à raconter des terribles déboires
Il
ne se doute pas que sa vie peut s’achever
Il
se sent soulagé qu’on lui prête attention
Mais
d’un coup d’aile rapide il s’envole vers un autre arbre
Il
hèle à nouveau un taxi et disparaît dans la ville.
Dominique
Pirouésie,
je suis à ta table
Et toi
mon cœur, où es-tu ?
J'écris
ces lignes, coudes affable
Et toi
mon cœur, quelle est ta tenue ?
Devant
moi de l'eau, que je suppose potable
Et toi
mon cœur, ton thé as-tu bu ?
Autour
de moi, des gens surement formidables
Et toi
mon cœur, avec qui es-tu ?
Je finis
ainsi, ce poème plutôt minable
Une
question mon cœur, m'aimes tu ?
Sonia
Un extra-terrestre découvre la plage de Bretteville et ses chars à voile. Il ne connait pas les mots plage, sable, mer, vent ...
Décrire ce que l'on a vécu comme si on était un extraterrestre : le lieu puis les personnages, les actions et le sémotions . Y inclure un .......... (3 vers de 7 / 1/ 9 syllabes).
TAP St Germain sur Ay - Olivier Salon
08/04/2017 Plage de Bretteville / Ay – Benoît Richter
Un extra-terrestre découvre la plage de Bretteville et ses chars à voile. Il ne connait pas les mots plage, sable, mer, vent ...
Décrire ce que l'on a vécu comme si on était un extraterrestre : le lieu puis les personnages, les actions et le sémotions . Y inclure un .......... (3 vers de 7 / 1/ 9 syllabes).
Mesdames, Messieurs éminentissimes
Membres de l’Académie Proxima,
Chères et chers Collègues de la section
Recherche de Vie intergalactique,
Je
vous remercie humblement de l’honneur qui m’est fait aujourd’hui, privilège
rare que vous prêtiez votre précieuse attention au voyage que je viens de
boucler, en quête de nouvelles formes de vie par-delà notre galaxie. Dans le
silence spatial, l’équipe que je dirige tuait le temps en faisant des
paris : par exemple que nous rentrerions bredouilles de la prochaine
exploration de routine, quelque part autour d’une banale étoile de taille
moyenne – celle baptisée Leilso dans l’index topographique de l’Académie. Notre
objectif était son satellite Reter, singulière planète accompagnée de la
blanche Nelu.
Nous
choisîmes de nous poser à la limite de deux zones, vues du ciel l’une bleue et
l’autre beige. Baptisons cette région Mornandie, du nom de la vénérée
Présidente de notre Fédération Proxima. La première zone, bleue, est très
fluide ; la seconde, jaune et granuleuse, s’imbibe au contact de sa
voisine. Environnement stérile, craignions-nous à son approche… Eh bien
non ! divine fut notre surprise de découvrir des êtres animés, oui, des
êtres vivants en ce lieu désormais béni : autonomes et conscients autant
que l’on pût en juger.
Ce
dont nous fûmes témoins nous laissa plus qu’admiratifs, pantois. Car les
maîtres de cette planète soumettent à leur profit les éléments et les espèces
subalternes. Leur stature est imposante, comparable à la nôtre – sauf l’harmonie
des sept tentacules et ventouses qui ornent notre crâne –, leur beauté simple
et dépouillée. Décrivons l’un d’eux en détail ; par commodité nous
l’appellerons Éolo.
Éolo
est long, Éolo est haut, le corps d’Éolo est horizontal et profilé, surmonté
d’une crête orange. Lui et ses camarades courent en émettant un souffle continu ;
on dirait, comparé aux merveilles sonores de notre planète, le lancinant chant
sacré des moines du Proxima Turlututu Templum. Ils courent donc de long en
large. Courent-ils seuls, sans aide ? Que nenni ! des petits animaux
subalternes, bipèdes dociles et besogneux servent de pitance aux nobles
créatures. Éolo et ses potes avalent tout ronds puis recrachent, à intervalles
réguliers, les petites bêtes qui les alimentent en énergie requise à ces
exercices.
S’agit-il
de simple gymnastique ou d’un rituel destiné à invoquer les esprits de la
nature locale ? Cela, nous l’ignorons encore. Un indice pour conclusion, Mesdames, Messieurs éminentissimes Membres
de l’Académie Proxima, chères et chers Collègues de la section Recherche de Vie
intergalactique : je livre à votre sagacité le texte codé qui apparut
sur les écrans de notre vaisseau alors que nous nous éloignions dans l’espace,
nos trois yeux encore ravis d’avoir goûté tant de merveilles. Énigme que je
soumets à votre érudition, car s’y trouvent à traduire quelques mots absents du
lexique de Proxima : Vent ? Printemps ? Ouah ?
Bretteville ?
Vive le
vent de printemps
Ouah !
Vive le
bon vent à Bretteville
Professor Bebertum_
*************
PROXIMA
Je suis allée ce jour dans un lieu étrange.
C'est jaune et c'est vaste, c'est bleu, ça coule, ça brille…
Je sens sur moi un souffle continu très doux. Du chaud aussi.
Dans ce pays, une lumière aveuglante brûle la peau.
Des bipèdes couverts de tissus, et avec de drôles de
couvercles sur la tête, se déplacent lentement en émettant des bruits saccadés.
Dans le bleu là-haut, des monstres immenses à plusieurs
pattes volent, l'un noir et menaçant, l'autre coloré, plus amical.
Des véhicules étranges roulent en silence, mus par des sortes
de triangles oranges et par des bipèdes habiles. Un être en noir fait des
bruits très vite avec sa bouche en montrant les cordes de ces engins. Certains
bipèdes audacieux se lancent sur ces choses.
Douceur
de ce souffle, crainte et plaisir
Lentement
Irrésistiblement
ce pays me prend le corps, le coeur
Christiane
*************
Nous venons de nous poser sur un sol étrange. Bien que ferme
et dense, il est composé de poussières ou de cristaux de couleur jaune qui
s’agglomère en une sorte de pâte en raison d’un phénomène que j’ignore.
Bizarrement, plus loin il se transforme
en rochers noirs, juste avant une plaque réfléchissante légèrement rayée par
des ondes allant toutes dans le même sens. Elle prend par endroit
la couleur bleue du ciel. De l’autre côté on aperçoit une légère dénivellation où ont été plantés
de drôles de tubes verts flexibles et qui tournés vers nous apportent des vibrations étranges qui semblent souffler
les cristaux les moins empâtés.
Sur cet espace se déplacent des formes de vie qu’aucun de
nos manuels n’a imaginées. De la rondeur, de la longueur, avec une tendance à
tenir au sol sur deux cylindres articulés et enveloppés d’un enrobage assez
lâche. Au dessus de ces deux cylindres, un autre plus ovale et
plus imposant accompagné de deux autres
à leur plus grande hauteur et qi semblent avoir la même possibilité de
mouvement que ceux posés sur le sol. Enfin cet ensemble est couronné par une
boule tournent presqu’entièrement sur elle-même et munie de
7 orifices de taille diverses. Il semblerait que certains ont une culture assez imposante de notre incontournable sajo, plat éminemment préféré
sur notre planète Proxima Elle pousse essentiellement sur le haut de la boule mais parfois
également en moins grande quantité sur la courbe inférieure de celle-ci.
Suis-je en face de ce qu’on appelle les terriens sur notre planète ? Ils nous regardent à peine tout occupés qu’ils
sont à dresser des antennes sur de drôles d’engins. Ils sont apparemment pacifiques, bien que manquant à mon avis de curiosité, ce qui semble
montrer une certaine indifférence à tout
ce qui est nouveau.
Je reviens à ces
drôles d’engins qui accaparent leur attention. Un habitacle des plus ouverts dans
lequel ils se tiennent pratiquement allongés. Contrairement à nos taxis
spatiaux, ils sont posés sur le sol sur
des cercles tournants sur eux-mêmes. Sur l’antenne assez haute, ils ont enfilé
un triangle de matière flexible un peu
identique à ce qui les revêt. Tournée
d’une manière telle à se placer comme pour fuir les vibrations émises par les
petits tubes dont j’ai parlé plus haut,
celle-ci se tend et semble faire avancer l’engin.
Je ne sais comment cette énergie se développe ni de quels
atomes elle se compose. Il faut que j’en parle au Maitre du vaisseau qui nous a
amené car cette découverte peut être des plus intéressantes pour l’avenir de Proxyma.
Cette énergie semble apporter cette sensation disparue que
nos anciens avaient appelé fraicheur. Par ailleurs mes capteurs détectent
une forte activité dont le flux
se dirige vers l’étrange miroir
réfléchissant à l’opposé du cordon de cristaux.
Je remarque par ailleurs que la nappe réfléchissante semble prendre de
l’ampleur et engloutir la barrière
rocheuse située entre elle et nous. Est-ce sous l’action de cette
énergie ? S’agit-il là d’un
phénomène inquiétant ? Cela ne semble pourtant pas
émouvoir ce que je suppose
être les indigènes de ce lieu.
Donc, cette énergie a
une double capacité. Elle est
motrice mais elle peut
également faire disparaître la matière
et n’en laisser que du vide.
Il va nous falloir
examiner ces fameux tubes flexibles,
étudier la composition de ces ondes
qu’ils émettent. Ah le bonheur de la recherche, du savoir, j’imagine à l’avance cette énergie nouvelle
remplacer celle produite dans nos vieilles centrales atomiques de plus en plus
décriées sur Proxyma.
Ah ! Quand reverrais-je mon petit proxy…
Et un poème me vient comme une brutale bousculade de mots.
« Srehcor srion rus al rem riorim
tnassituolgne
Eiglatson
D’nu ednom elbsiap lues étiga rap el
tnev »
Oui comme j’aimerai la paix chez nous comme ici. Et je vais
essayer de traduire ces quelques mos.
Rochers noirs sur la mer, miroir engloutissant
Nostalgie
D’un monde paisible
seul agité par le vent
Philippe
*****************
L'endroit est dans sa majeure partie plat : une immense étendue en deux tons, beige et bleu; Les nuances du beige, tout comme pour le bleu, foncent plus on regarde vers l'infini.
le beige est né d'une surpression, poilue de vert à son sommet au-dessus de laquelle des êtres tentaculés et colorés semblent inviter un petit peuple évoluant sur deux pattes à emprunter un parapet pentu, dur et repoussant, et à descendre s'amenuiser sur la masse molle ponctuée de filaments sombres, secs et cassants. A ma grande surprise, ils ne portent aucun intérêt à ces tortillons bruns qui ne doivent donc pas constituer une partie de leur nourriture. D'autres êtres plats tentaculés noirs, avec de gros yeux sous leur ventre surveillent les allées et venues de la grouillante colonie.
On peut classer les bipèdes en trois catégories:
Il y a des courts sur pattes, très agiles, rapides, zigzagant de droite à gauche, du beige clair au bleu scintillant, sans toutefois trop s'en approcher.
On distingue aussi beaucoup de filigranes, relativement gracieux dans leur démarche, dont une majeure partie s'active dans des engins roulants, jaunes, bleus, ou blancs, surmontés d'un demi-mouchoir géant, très souvent orange pétant. Il semble, que devant faire des économies, les espèces touchant le sol ont tout coupé en deux, initiant ainsi une société de partage. Seuls deux quadrupèdes blancs ont échappé à la procédure, les maîtres des lieux sans aucun doute.
Les membres de la troisième catégorie ressemblent à des ballons mal gonflés, difformes, avançant péniblement sur leurs deux appendices. Ceux-ci restent de préférence près des gros blocs de pierres posés sur la partie poudreuse et s'aventurent peu sur la surface pâteuse sur laquelle ils laisseraient des empreintes.
Le plus intéressant ici est justement cette zone souple, légèrement imbibée, quelque peu absorbante, contenue entre la ligne méandreuse de l'accumulation des filaments bruns jusqu'au fin ruban de dentelle mouvante qui ourle le scintillant tapis bleu. Tout est mouvant sur cette zone. Le sol se dérobe sous la pression de l'immobilité. Un liquide venu d'on ne sait où emplit les cavités avant de disparaître. Une lumière aveuglante est subitement occultée par de grosses formations grises dont l'ombre géante enveloppe tout sur son passage, bientôt poussée par un courant chaud annonçant le retour de la clarté. Certains bipèdes ne semblent pas être habitués à ces changements subits de température : ils s'épluchent puis s'enveloppent à plusieurs reprises. L'atmosphère est presque toujours parcourue d'un souffle dont l'intensité et la direction varient d'un instant à l'autre.
Tout est remis en question
Ivresse
Tout est possible, tout est permis.
*************
*************
*****************
Ivresse de vitesse dans ces engins roulants. Plus leur empan est grand, plus leur chanson envoûte. On écoute dans ses mains quand le tissu se tend. On aspire l'énergie au dos d'une dépression. On file sans laisser de trace, on se laisse aspirer. On s'emplit les poumos d'une saveur intense. On se lave le cerveau et se fond tout entier.
Mais il faut bien tourner : tire et relâche au royaume des méandres ; une dernière fois le plein de sensations.
Brigitte
EHPAD Créances - Club poésie - 2mars Eduardo Berti
Club poésie à
l’EHPAD-Créances avec Eduardo Berti – 2 mars 2017
1. Textes à
démarreur - Perec je me souviens
Quand j’étais petit, je croyais que les maisons tombaient
quand je regardais les nuages.
Quand j’étais petite, je croyais au père Noël et je regardais
la porte pour voir s’il arrivait.
Quand j’étais petit, je croyais que les épinards rendaient
forts.
Quand j’étais petit, je ne croyais pas que la vie était si
dure..
Quand j’étais petit, je croyais que mon grand-père avait
connu les dinosaures .
Quand j’étais petite, je croyais que j'aurais pas plus que
deux enfants et j'en ai eu six !
Quand j’étais petit, je croyais que les ours en peluche
étaient réels.
Quand j’étais petit, je croyais que mon doudou comprenait
tout.
Quand j’étais petit, je croyais que les vêtements
rétrécissaient.
Quand j’étais petit, je croyais que le père Noël ne pouvait
pas venir quand il y avait de la neige .
Quand j’étais petit, je croyais que la petite souris venait
vraiment..
Quand j’étais petit, je croyais que le père Noël était en
robe de chambre.
Quand j’étais petit, je croyais que les vaches marron
faisaient le chocolat au lait, les vaches blanches le chocolat blanc …
Quand j’étais petit, je croyais quand j’étais en voiture que
la lune me suivait .
Quand j’étais petit, je croyais que les dinosaures venaient à
la fenêtre.
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait des gens dans
la télé.
Quand j’étais petite, je croyais que je pourrais prendre les
tablettes de chocolat dans la pub à la
télé.
Quand j’étais petit, je croyais que si je ne cassais pas les
coquilles des œufs durs, un poussin sortirait.
Quand j’étais petit, je croyais que les étoiles dansaient
avec la lune.
Quand j’étais petite, je croyais que les lunettes ne
servaient qu’à faire beau.
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait des machines
pour faire les vagues.
Quand j’étais petite, je croyais que mes rêves deviendraient
réalité.
Quand j’étais petite, je croyais, quand je fermais les yeux que
personne ne me voyait.
Quand j’étais petit, je croyais que tout le monde était des
robots à part moi.
Quand j’étais petit, je croyais que j'étais dans le rêve de
quelqu’un .
Quand j’étais petite, je croyais que je suis arrivée sur un
nuage et il avait pleuvait des bébés.
Quand j’étais petite, je croyais que les gens étaient nés en
noir et blanc et avaient pris des couleurs en grandissant.
Quand j’étais petit, je croyais que es parents avaient
jamais été enfants.
Quand j’étais petit, je croyais que dans le cerveau c'était
une machine en fer, à droite pour réfléchir et à gauche pour les bêtises.
Quand j’étais petite, je croyais qu’un ange et un diable se
disputaient au-dessus de ma tête
Quand j’étais petite, je croyais que dans l'estomac il y
avait des petits animaux qui faisaient le tri .
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait un monsieur
dans le distributeur qui comptait les billets.
Quand j’étais petit, je croyais qu’en creusant on pouvait
trouver un dinosaure.
Quand j’étais petite, je croyais que si on creuse on allait en
Chine.
2. Listes- Choses
qui » Sei Shônagon, Notes de chevet,
Choses qui font rire …
Quelqu'un qui glisse sur la glace et tombe sur les fesses.
Les blagues de toto
Mon frère
Les clowns,
Les bébés qui rigolent
Le zap à la télé
En voiture, ma mère qui veut boire et la bouteille est
fermée
Quand ma sœur rigole
Ma sœur qui cherche ses lunettes qui sont sur sa tête
Quand un monsieur qui
a une barbe rigole
Une dame qui perd sa perruque
Quelqu’un qui s’appelle
comme une profession
ou Monsieur Leroti …
Un enfant qui invente des nouveaux mots quand il fait des
erreurs d orthographe
Des chatouilles
EHPAD Créances - 29 mars Cécile Riou
Récapitul
La mer est parfois déchaînée
Après un gros orage, de gros éclairs
Au chocolat très bons au dessert
Mer, orage, chocolat
La mer est parfois houleuse, agitée
Dangereuse? Pêche difficile
Pour les pêcheurs du Mont St Michel
(Houleuse, dangereuse, Mont St Michel)
La mer est parfois très belle et bleue
Bleue comme mon T-shirt de vacances
Dure comme du béton solide
(Belle, vacances, béton)
Après l’orage vient le beau temps.
Morale élémentaire portative
Rue pleine. Rue
vide
Rigole
Ballon bleu. Vendeur
barbu
Marchand
Rue piétonne. Rue
passante
Bête
Je danse
En louchant
Je chante
La tête en bas
Les pieds en haut
Vêtement marin. Maman
seule
Louche
Club poésie à
l’EHPAD-Créances avec Eduardo Berti – 2 mars 2017
1. Textes à
démarreur - Perec je me souviens
Quand j’étais petit, je croyais que les maisons tombaient
quand je regardais les nuages.
Quand j’étais petite, je croyais au père Noël et je regardais
la porte pour voir s’il arrivait.
Quand j’étais petit, je croyais que les épinards rendaient
forts.
Quand j’étais petit, je ne croyais pas que la vie était si
dure..
Quand j’étais petit, je croyais que mon grand-père avait
connu les dinosaures .
Quand j’étais petite, je croyais que j'aurais pas plus que
deux enfants et j'en ai eu six !
Quand j’étais petit, je croyais que les ours en peluche
étaient réels.
Quand j’étais petit, je croyais que mon doudou comprenait
tout.
Quand j’étais petit, je croyais que les vêtements
rétrécissaient.
Quand j’étais petit, je croyais que le père Noël ne pouvait
pas venir quand il y avait de la neige .
Quand j’étais petit, je croyais que la petite souris venait
vraiment..
Quand j’étais petit, je croyais que le père Noël était en
robe de chambre.
Quand j’étais petit, je croyais que les vaches marron
faisaient le chocolat au lait, les vaches blanches le chocolat blanc …
Quand j’étais petit, je croyais quand j’étais en voiture que
la lune me suivait .
Quand j’étais petit, je croyais que les dinosaures venaient à
la fenêtre.
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait des gens dans
la télé.
Quand j’étais petite, je croyais que je pourrais prendre les
tablettes de chocolat dans la pub à la
télé.
Quand j’étais petit, je croyais que si je ne cassais pas les
coquilles des œufs durs, un poussin sortirait.
Quand j’étais petit, je croyais que les étoiles dansaient
avec la lune.
Quand j’étais petite, je croyais que les lunettes ne
servaient qu’à faire beau.
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait des machines
pour faire les vagues.
Quand j’étais petite, je croyais que mes rêves deviendraient
réalité.
Quand j’étais petite, je croyais, quand je fermais les yeux que
personne ne me voyait.
Quand j’étais petit, je croyais que tout le monde était des
robots à part moi.
Quand j’étais petit, je croyais que j'étais dans le rêve de
quelqu’un .
Quand j’étais petite, je croyais que je suis arrivée sur un
nuage et il avait pleuvait des bébés.
Quand j’étais petite, je croyais que les gens étaient nés en
noir et blanc et avaient pris des couleurs en grandissant.
Quand j’étais petit, je croyais que es parents avaient
jamais été enfants.
Quand j’étais petit, je croyais que dans le cerveau c'était
une machine en fer, à droite pour réfléchir et à gauche pour les bêtises.
Quand j’étais petite, je croyais qu’un ange et un diable se
disputaient au-dessus de ma tête
Quand j’étais petite, je croyais que dans l'estomac il y
avait des petits animaux qui faisaient le tri .
Quand j’étais petit, je croyais qu’il y avait un monsieur
dans le distributeur qui comptait les billets.
Quand j’étais petit, je croyais qu’en creusant on pouvait
trouver un dinosaure.
Quand j’étais petite, je croyais que si on creuse on allait en
Chine.
2. Listes- Choses
qui » Sei Shônagon, Notes de chevet,
Choses qui font rire …
Quelqu'un qui glisse sur la glace et tombe sur les fesses.
Les blagues de toto
Mon frère
Les clowns,
Les bébés qui rigolent
Le zap à la télé
En voiture, ma mère qui veut boire et la bouteille est
fermée
Quand ma sœur rigole
Ma sœur qui cherche ses lunettes qui sont sur sa tête
Quand un monsieur qui
a une barbe rigole
Une dame qui perd sa perruque
Quelqu’un qui s’appelle
comme une profession
ou Monsieur Leroti …
Un enfant qui invente des nouveaux mots quand il fait des
erreurs d orthographe
Des chatouilles
Récapitul
La mer est parfois déchaînée
Après un gros orage, de gros éclairs
Au chocolat très bons au dessert
Mer, orage, chocolat
La mer est parfois houleuse, agitée
Dangereuse? Pêche difficile
Pour les pêcheurs du Mont St Michel
(Houleuse, dangereuse, Mont St Michel)
La mer est parfois très belle et bleue
Bleue comme mon T-shirt de vacances
Dure comme du béton solide
(Belle, vacances, béton)
Après l’orage vient le beau temps.
Morale élémentaire portative
Rue pleine. Rue
vide
Rigole
Ballon bleu. Vendeur
barbu
Marchand
Rue piétonne. Rue
passante
Bête
Je danse
En louchant
Je chante
La tête en bas
Les pieds en haut
Vêtement marin. Maman
seule
Louche
EHPAD Créances - Martin Granger
Chantonyme de la MAPAD
avec Aline, Clara, Charlotte, Lucienne, Maryse, Augustine,
Marie-Noëlle, Yvette, Martin, Chloé, Mme Sureda, Denise, Marguerite, Marie,
Marie, Jean, Jeannine, Georgette
Dans un rond retrouvé de campagne
Un immense et robuste Normand
Braillait son dégoût dans le bazar du matin
Loin de sa bouchère à la cécité brute
Lune du Soleil
Mon poumon haineux
Est délivré
De tes petites fesses
Je te vole en gage
Un cercle de varech
Et de toujours de décevoir
Je fais le mensonge
Chantonyme de la MAPAD
avec Aline, Clara, Charlotte, Lucienne, Maryse, Augustine,
Marie-Noëlle, Yvette, Martin, Chloé, Mme Sureda, Denise, Marguerite, Marie,
Marie, Jean, Jeannine, Georgette
Dans un rond retrouvé de campagne
Un immense et robuste Normand
Braillait son dégoût dans le bazar du matin
Loin de sa bouchère à la cécité brute
Lune du Soleil
Mon poumon haineux
Est délivré
De tes petites fesses
Je te vole en gage
Un cercle de varech
Et de toujours de décevoir
Je fais le mensonge
TAP Créances - Francis Tabouret
Poèmes portraits
Je vois un garçon avec une boucle dorée
Je sais qu'il s'appelle Maxime
Je me demande pourquoi il se cache
J'imagine qu'il sera boulanger
Boucles d'oreilles – bouton – collier – doigts – crâne
Je constate qu'il aime faire des grimaces
J'entends le bruit qu'il fait avec sa bouche
Je pense que ce n'est pas facile de savoir ce que je pense
Je vois que c'est un garçon
**
Je vois qu'elle a les cheveux longs
Je sais qu'elle s'appelle Noémie
Je me demande pourquoi elle dit toujours « Ouais
ouais »
J'imagine qu'elle saute en parachute
Montre – grain de beauté – yeux – cheveux – cerveau
Je constate qu'elle a des yeux bleus
J'entends qu'elle dit « Ouais ouais »
Je pense …
Je vois qu'elle a des cheveux longs
**
Je vois qu'elle a une dent qui bouge
Je sais qu'elle joue au foot
Je me demande si elle aime son petit frère
J'imagine que son petit frère l'embête
Écharpe – pull à rayures – queue de cheval – bobo – main
droite
Je constate qu'elle a un plâtre
J'entends sa voix quand elle chante
Je pense qu'elle est super jolie
Je vois qu'elle une écharpe noire qui brille
**
Je vois qu'il fait de la poésie
Je sais que c'est mon cousin
Je me demande ce qu'il pense de moi
J'imagine que c'est une fille
Oreilles - pantalon – chaussures – tee-shirt – chaussettes
Je constate qu'il est toujours à la mode
J'entends qu'il ne fait pas de bruit
Je pense qu'il aime le foot
Je ne vois rien chez lui
**
Je vois qu'elle a un petit nez
Je sais que c'est ma cousine
Je me demande si elle se maquille tous les jours
J'imagine qu'elle m'aime bien
Yeux – bouche – dents – nez – cheveux
Je constate qu'elle aime bien jouer au
J'entends de la peur
Je pense qu'elle aime bien son pull
Je vois ses cheveux marrons
**
Je vois qu'il a les cheveux longs
Je sais qu'il est sérieux
Je me demande s'il a un frère
J'imagine qu'il dort dans la chambre de sa sœur
Cheveux – dents - ? - ? - ?
Je constate qu'il a les yeux marrons
J'entends qu'il aime le foot
Je pense qu'il lui faut un tracteur
Je vois qu'il parle souvent avec Lucas
**
Je vois un garçon
Je sais qu'il m'aime
Je me demande s'il a un meilleur copain
J'imagine que c'est normal
Boucle d'oreille – yeux – bouche – cheveux - ?
Je constate qu'il a une boucle d'oreille
J'entends sa voix comme une perruche
Je pense qu'il a les yeux vert-bleu
Je vois Quentin
**
Je vois qu'elle a des beaux yeux
Je sais qu'elle aime quelqu'un
Je me demande si elle me trouve généreux
J'imagine son plat préféré
Bouche – yeux – boucles d'oreilles – cheveux - ?
Je constate qu'elle est bien coiffée
J'entends qu'elle parle de moi quelques fois
Je pense qu'elle est belle
Je vois Lucie
**
Je vois qu'elle a des cheveux longs
Je sais qu'elle aime bien les animaux
Je me demande ce qu'elle fera plus tard
J'imagine qu'elle aura un métier avec beaucoup d'animaux
Tresse – tache de rousseur – pas de boucles d'oreilles
- ? - ?
Je constate qu'elle ne parle pas beaucoup
J'en n'entends pas grande chose
Je pense qu'elle a beaucoup d'animaux
Je vois qu'elle a des cheveux châtains
TAP Pirou - Francis Tabouret
Traductions imaginaires
Il y a des arbres
dans la forêt .
Et des ours
et des serpents
il y a une rivière
et un bateau
Je le prends
et je rentre.
traduction imaginaire de
l'allemand - Goethe -ein Gleiches
japonais Japonais
il y a des nissans et des batiments
et …
traduction imaginaire du japonais- Bashô
S'il allait dans un bar
et il était triste,
il boit
il boit
et il sombre dans l'alcool
et il est seul
à se battre contre tous
et il a perdu
il voulait rentrer chez lui
et il devait trouver la demeure/
mais il n'a jamais
réussi
à rentrer chez lui.
traduction imaginaire de l'espagnol
(tango de Garde)
Manuel Navet -[ tap Pirou v 3 mars
2017 avec Francis Tabouret]
Traductions imaginaires à partir de l'allemand (Goethe), du
japonais (Bashô) et de l'espagnol (tango de Gardel
Etes-vous prêt
pour l'exercice
Prêt pour sortir
aller jouer dehors
faites les expériences
L'école est finie…
traduction
imaginaire de l'allemand - Goethe -ein Gleiches
Vous êtes là
Vous n'êtes pas là
Je suis là derrière
la voiture
je ne te trouve
pas je pars.
traduction imaginaire du japonais- Bashô
Etes-vous triste
je ne suis pas
triste je vous
aime tout le monde
Je n'ai pas fini ma
chanson il y a des gens
qui m'aiment
Attendez il y a
des gens qui
arrivent à chanter
j'ai presque fini la chanson là
je
l'ai finie mais je
vous salue.
à rentrer chez lui.
traduction imaginaire de l'espagnol
(tango de Garde)
Louna -[ tap Pirou v 3 mars 2017 avec
Francis Tabouret]
Traductions
imaginaires à partir de l'allemand (Goethe), du japonais (Bashô) et de
l'espagnol (tango de Gardel
TAP - Bristols Francis Tabouret
TAP St Germain sur Ay - Olivier Salon
Il y a des arbres
dans la forêt .
Et des ours
et des serpents
il y a une rivière
et un bateau
Je le prends
et je rentre.
traduction imaginaire de
l'allemand - Goethe -ein Gleiches
japonais Japonais
il y a des nissans et des batiments
et …
traduction imaginaire du japonais- Bashô
S'il allait dans un bar
et il était triste,
il boit
il boit
et il sombre dans l'alcool
et il est seul
à se battre contre tous
et il a perdu
il voulait rentrer chez lui
et il devait trouver la demeure/
mais il n'a jamais
réussi
à rentrer chez lui.
traduction imaginaire de l'espagnol
(tango de Garde)
Manuel Navet -[ tap Pirou v 3 mars
2017 avec Francis Tabouret]
Traductions imaginaires à partir de l'allemand (Goethe), du
japonais (Bashô) et de l'espagnol (tango de Gardel
Etes-vous prêt
pour l'exercice
Prêt pour sortir
aller jouer dehors
faites les expériences
L'école est finie…
traduction
imaginaire de l'allemand - Goethe -ein Gleiches
Vous êtes là
Vous n'êtes pas là
Je suis là derrière
la voiture
je ne te trouve
pas je pars.
traduction imaginaire du japonais- Bashô
Etes-vous triste
je ne suis pas
triste je vous
aime tout le monde
Je n'ai pas fini ma
chanson il y a des gens
qui m'aiment
Attendez il y a
des gens qui
arrivent à chanter
j'ai presque fini la chanson là
je
l'ai finie mais je
vous salue.
à rentrer chez lui.
traduction imaginaire de l'espagnol
(tango de Garde)
Louna -[ tap Pirou v 3 mars 2017 avec
Francis Tabouret]
Traductions
imaginaires à partir de l'allemand (Goethe), du japonais (Bashô) et de
l'espagnol (tango de Gardel
L’asticochon
Il a un corps fin et long,
l’asticochon,
Il est baveux,
il est visqueux,
il a une petite queue
en tire-bouchon
et en colimaçon
Il est tout vert
À l’endroit comme à l’envers
Mais il a les yeux roses,
Des yeux qu’il pose
Sur le pélicangourou
Auquel il fait les yeux doux ;
Sur le maquerotarie
Avec lequel il rit ;
Sur le lapingouin
Qu’il caresse de son groin ;
Sur le panthérisson
Où il accroche son caleçon ;
Sur le dodophin
Qui n’est vraiment pas très fin ;
Sur le guéparesseux
Dont le pelage est mousseux.
C’est alors qu’un pêcheur
L’attrape par le cœur,
Et l’accroche à son hameçon,
Le pauvre asticochon !
TAP - Créances - Olivier Salon
Sollicitudes
Ce pauvre
Jallapin entasse ses copains
Aussi
comprimés qu'en grenade les pépins.
Qu'a
Jallapin ?
Ramel a
l'air traqué par un destin cruel
A-t-il à
son palais un méchant goût de sel ?
Qu'a
Ramel ?
Raté a
fait du sport pendant tout un été
Les
consignes du prof' il n'a pas écouté.
Qu'a
Raté?
Demain
Napèche ira chercher beaucoup de seiches
Mais il
sera troublé par sa maudite mèche.
Qu'a
Napèche?
Ravane
était parti pour la ville de Vannes
Mais
malheureusement il est tombé en panne.
Qu'a
Ravane?
Rabosse
voudrait bien, roulant dans son carrosse,
De tout
le territoire, être le plus beau gosse.
Qu'a
Rabosse?
Etant
triste de ne plus avoir un euro,
Liméro se
met à nettoyer des carreaux.
Qu'a
Liméro?
Connaissez-vous
Lamar? Il a un gros cafard
De ne pas
retrouver son bon ami Homard.
Qu'a Lamard?
Ecole Créances -CM - Eduardo Berti
Ecole Lessay CM2 - Olivier Salon
ICI
Ecole Pirou - CM - Nadège Moyart
Ecole Créances -CM - Eduardo Berti
Hakrostiche des métiers
Le
nénuPHARe est vert clair
Tout
près de la MAre
Est assis un magiCIEN
Ma
maman INtègre une équipe
Elle affFIRme que ses soins sont
meilleurs
Elle soigne un ferMIER malade
Il faut une MAchine solide
Si on doit traverser le maRAIs
Pour aller cherCHER des carottes
Je prends une BOUle de farine
Je
la méLANge avec le levain
Et le géant la manGERa
A l'entrainement c'est un FOOTing
Avec le BALLon on fait
des jongles
Et on s'entraine pour l'EURo
Christina pose sur une tracTOPelle
Elle a un top très MODerne
Avec dessus un dELtaplane
Il
monte dans l'Avion
En mangeant du bon caVIAr
Mais son moTEUR est cassé
Le PHARe de la voiture
éclaire le MAgasin de toutes les couleurs
et la pharmaCIENne est
surprise
J'ai
Ecrit une lettre
Puis j'ai CRIé à mon voisin :
«J'ai VAINcu mon
copain ! »
Une CUIsse de poulet
avec du riz d'ASIe
et le paNIER repas est près.
Ecole Lessay CM2 - Olivier Salon
ICI
Ecole Pirou - CM - Nadège Moyart
Calligrammes
Poèmes fondus
1.Rédaction de poèmes fondus par les enfants.
Peigne roses en forme de papillon son regard tombe sur la caissière .
2.Illustrations des poèmes fondus par les enfants.




3.Rédactions de haïkus par les adultes en bibliothèque (t Patrice de Claids) à partir de 3 images des enfants.
Ecole Créances - CM - Martin Granger
Lettre d'amour oxymore
Chèr(e) Milany,
quand je te regarde, je vois
un diamant de gravier
un ange noir
tes cheveux sont un soleil pluvieux
tu allumes en mon coeur une flamme gelée
tu as des yeux d'herbe
ta bouche entonne un chanson muette
tu as des dents d'escalier
une peau d'escalier et un nez de rocher
tu as la gentillesse d'un renard
la beauté intérieure d'une oreille d'éléphant
tu fais du sport comme une limace
tu as la grâce d'une poule
tu as la voix d'une chaudière
l'intelligence d'un poireau
tu es musclé(e) comme une poupée de porcelaine
tu as la grandeur d'un acarien
le courage d'un robinet
Signé : Zioréma
Tout se que je dis sorti d’ici.
Il veut appeler un bonnet .
Les talons de crème je les reconnais !
La mauvaise humeur ici on la parle déjà.
Zoé
3.Rédactions de haïkus par les adultes en bibliothèque (t Patrice de Claids) à partir de 3 images des enfants.
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